maîtrise du français

Comment faire travailler la prononciation de nos élèves alors qu’ils ne sont plus dans la classe en présence du modèle linguistique de l’enseignant? J’ai souvent entendu les professeurs de langue seconde (surtout en classe d’accueil aux immigrants) se poser cette question. Eh bien, figurez-vous que je vous ai déniché un site sur lequel il est possible d’entrer des mots ou du texte (tant que ça ne dépasse pas les 200 caractères) qui seront lu à voix haute par un synthétiseur vocal gratuit (un logiciel de Text to Speech). Un nouvel outil très intéressant pour aider les élèves de français langue seconde ou étrangère dans le développement de leurs compétences en production orale.

Entrez ce que vous voulez dans le bloc de texte, et choisissez ensuite la voix que vous voulez!

 

Vous savez ce qui est merveilleux? Il y a plusieurs modèles de voix! Il y a ainsi des voix françaises avec la prosodie et l’accent européen (il existe plusieurs voix que vous pouvez sélectionner), et il y a aussi une voix québécoise (Canadian french)! Vous croyez que ce ne sont que des voix automatisées? Détrompez-vous. La fluidité des voix (sauf pour celle de Bruno) est désarmante. Dans le cas de la voix québécoise, des variations prosodiques ont même été configurées si un mot est suivi de marques de ponctuation.

 

Ce site pourrait donc s’avérer un excellent outil pour nos élèves (surtout pour ceux qui ne sont pas exposés au français en dehors de la salle de classe) qui pourraient légitimement se demander comment prononcer certains mots… Un formidable appui phonologique!

Allez vous y amuser! http://www.naturalreaders.com/sample.htm

 

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Crédit photo : Chris Stubel

En entrevue à l’Express, le ministre de l’Intérieur de France, Claude Guéant, a abordé divers sujets d’actualité en France. Ce dernier a d’ailleurs tenu certains propos intéressants par rapport à l’immigration et la maîtrise de la langue française par les nouveaux arrivants :

 

«Je dis simplement que, pour que l’intégration soit une réussite, il faut avoir la capacité d’accueillir, c’est-à-dire de former, de donner du travail, de faire partager nos valeurs. J’insiste sur un autre point: la maîtrise de la langue française. Je veux que les connaissances exigées se situent au niveau de celles d’un élève en fin de scolarité obligatoire. Je viens de signer une circulaire destinée aux préfets pour les guider dans l’instruction des demandes de naturalisation: les conditions de l’assimilation -c’est le mot utilisé par le Code civil- doivent être étroitement vérifiées. Un étranger qui souhaite s’installer durablement en France doit épouser notre communauté de destin et donc en accepter les principes les plus élémentaires, comme l’égalité hommes-femmes et la laïcité. » - Cliquez ici pour lire l’article complet.

 

Légitime?

Étant Québécois, je dois vous avouer ne pas suivre assidûment la politique française. Cependant, je dois vous avouer qu’au lendemain du débat sur l’Identité nationale (qui n’est pas sans rappeler le débat sur les accommodements raisonnables au Québec), il n’est guère surprenant d’entendre de pareils propos. Je crois d’ailleurs que chaque société d’accueil a le droit légitime de fixer les conditions relatives à l’admission des nouveaux arrivants. Ce droit (peut-être même un devoir) appartient à toutes les nations de la terre.

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